Yeshi, Tibet

yeshiYeshi a décidé de fuir son Tibet natal alors qu’il avait quatorze ans à peine. « Dans mon pays, il n’existe aucune liberté d’étudier dans notre propre langue, ni de pratiquer notre religion », explique Yeshi. Jeune adolescent, c’est ce qui l’a poussé, un beau jour de 2004, à entrouvrir lui-même les portes de la liberté et à se donner une autre chance dans la vie. Pour cela, il devait quitter son pays. « J’ai fui vers l’Inde avec un groupe d’une trentaine de personnes. Il y avait des gens de tous les âges. Aucun membre de ma famille ne m’accompagnait », se souvient-il. Après avoir poursuivi ses études durant plusieurs années en Inde, il a décidé de quitter ce pays, considérant qu’il n’y avait pas d’avenir. Il est finalement arrivé en Belgique en 2008, via la Suisse. Reconnu en tant que réfugié au bout d’une procédure de huit mois, il est aujourd’hui l’un des 2.000 Tibétains qui vivent dans notre pays. « Je vis seul à Bruxelles, même si j’ai notamment une cousine qui vit aussi en Belgique. J’essaie de rester en contact avec ma famille au Tibet, en appelant toutes les semaines. Ma maman me manque énormément et j’aimerais qu’elle puisse venir me rejoindre ici en Belgique ». Yeshi se dit heureux dans notre pays. Il bénéficie d’une aide sociale qui lui permet de continuer des études et il suit assidûment des cours de français. « Mes études, c’est ce qu’il y a de plus important pour moi ». Yeshi a visiblement un don pour le dessin. « Je n’ai pas l’ambition de retourner au Tibet, mais je veux continuer à vivre ici. Mon rêve, c’est de devenir un artiste. Ma passion du dessin deviendrait mon métier ».

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